PHILIPPE
LOBIA

 

Parce qu'à l'opposé de la psychologie du siècle passé, ce que l'on désire est au-delà du manque et donc hors de la vie et de la sexualité.
C'est ce qui la génère et que l'on appelle la transcendance.

 

 

                                             INTRODUCTION
 

           

           Les illustrations  présentées symbolisent le souhait d'un renouvellement  de l' esthétique. Le mot esthétique va être préféré dans ce court texte au mot art pour être davantage porteur d'une volonté de précision. L'esthétique en effet peut être définie comme une théorisation sur ce qui fait le beau et par conséquent les valeurs humaines.
 

Le développement ci-joint va donc être théorique et va traiter de psychologie. Quel est le rapport de l'art avec la psychologie peut-on se demander ? La réponse est que celle ci conditionne, et c'est normal, la pensée de notre temps à volonté scientifique. Elle est pour cela à l'origine de son esthétique.

Ce  texte  va essayer de  rendre sensible le fait qu'il est  possible de modifier le postulat de notre psychologie pour le remplacer par une approche nouvelle qui peut changer beaucoup de choses et ce dans la lignée des travaux de Jacques Lacan, non pour un "retour à Freud" mais pour collectivement le dépasser.

La première partie de ce court essai va être un aménagement théorique. C'est  une inévitable contrainte par laquelle il faut passer pour comprendre les productions artistiques d'aujourd'hui et celles de demain.

REFORMULATION  DES  FONDEMENTS  THEORIQUES  DE LA   PSYCHOLOGIE.

Avant de s'atteler à cette tâche, voyons quels ont été les apports bénéfiques de la psychologie du vingtième siècle.

Elle a su tout d'abord identifier le mécanisme organisateur de la vie : la procréation. Ce terme désigne on le sait la vie dans son ensemble. Il ne signifie donc pas exclusivement l'accouplement qui est une fonction organique qui symbolise prioritairement le mécanisme de la vie puisqu'elle le déclenche. La psychologie du siècle passé a su comprendre que l'on n'existe que par cet ensemble de phénomènes physiques et psychiques. Il n'y a pas de comportements ou de sensations qui en soient exclus.

Les travaux du vingtième siècle ont eu le mérite de nous faire comprendre les conséquences essentielles de notre environnement sur l'élaboration de notre identité. Ils ont eu d'autre part l'honnêteté  de mettre le discours du théoricien en question. Il ne devait pas être dogmatique mais perpétuellement sujet d'étude afin d'éviter, dans la mesure du possible, des influences inconscientes propres à rendre la parole partiale et donc non recevable.

Il  a  pourtant  été sous-estimé l'importance du  code social que véhicule la génération précédente et auquel s'adapte l'enfant dès la naissance. L'objectif de ce code  est transmis par le moyen du langage, par l'intonation (autoritaire ou pédagogique) et par les mimiques de la génération antérieure. Cette organisation guide l'enfant afin qu'il atteigne ou cherche à atteindre un état de mieux être. Son objectif est simple : il est au-delà de la tension et du manque dont est faite la vie et la sexualité.

La  psychologie du vingtième siècle a mis en évidence que la perpétuation de l'espèce est le mécanisme à l'origine de nos comportements et pensées. Elle n'a pas su comprendre par contre que les lois de la biologie se développent dans les relations humaines sous la forme de règles de conduites pour le développement de la vie, pour le bien-être.

Le but de ces lois est transcendant pour être en dehors de la tension, de la douleur et de la carence. Ainsi dans l'aide nécessaire portée à chaque nouvelle génération, il lui est recommandé, par exemple, de se couvrir pour ne pas avoir froid, de manger pour ne pas risquer d'avoir faim, mais pas trop pour ne pas être mal, etc... Le "ne pas" ne relève pas du puritanisme, on le comprend. Quoiqu'on fasse on agit et on a appris à agir pour résoudre la sensation normale de tension, d'excitation et de douleur. L'état de manque fait partie de la vie et du mécanisme qui l'organise. La paix des sens n'existe pas, on cherche à l'atteindre, ce qui est autre chose. Cette insuffisance est de nature physique, psychique, affective. Elle ne peut jamais être comblée, sa satisfaction n'est que limitée puisque lorsqu'un manque est apaisé, il en vient un autre qui le remplace.

La vie est ainsi faite que l'enfant n'est pas assez fort et développé pour survivre par ses propres moyens, il a besoin d'un soutien. Sa satisfaction organique se fait grâce à son entourage, par son apport nourricier, par les soins qu'il lui prodigue et par son aide. L'enfant s'identifie aux personnes qui l'entourent et à leurs rôles, il s'approprie les lois pour le bien-être qu'elles lui délivrent puisqu'elles l'aident à atténuer ses insuffisances. Il sait d'autre part qu'il sera d'autant plus apprécié qu'il sait faire la démonstration de sa capacité à solutionner ses faiblesses. Cette structuration mentale se fait dans n'importe quel milieu et dans n'importe quelle ambiance familiale bien sûr, de la plus rigide à la plus permissive.    

Le but qui nous dirige fait que la relation entre les générations ne peut pas être contre nature dans un premier temps, comme l'a postulé la psychologie du vingtième siècle. La vie de l'enfant par rapport à celle du géniteur de sexe opposé ne peut pas s'établir, même pour un temps, dans une volonté incestueuse. La relation de la nouvelle génération avec les géniteurs est une identification, une appropriation et une participation aux objectifs des lois biologiques qu'ils représentent, qui incitent à un état de bien-être hors du manque sexuel et qui les amènent à se développer en dehors du cercle familial.

Ces  remaniements  théoriques  font que la  notion d'inconscient, telle qu'elle  a été utilisée est incorrecte puisqu'il n'y a pas d'orientation contre nature à refouler. Le terme d'inconscient signifie tout simplement que nous sommes ignorants de certaines des conséquences qu'a eu notre environnement sur notre vie. Le refoulement lui ne peut plus être lié à une volonté incestueuse que la nouvelle génération aurait refoulée, par crainte de la répression du géniteur du même sexe, jaloux. Il n'y a pas de désir interdit mais un désir impossible, ce qui n'est pas pareil et l'être refoule certaines contraintes et  douleurs car elles sont des réalités non gratifiantes.
Dans cette partie du texte, il a été question d'un renversement théorique tout simple, dont on va voir les répercussions  novatrices qu'il peut engendrer.

OU  L'ON  VA  DISTINGUER  LA  TENTATION  DU  DESIR

La psychologie du vingtième siècle ignore le terme de tentation ou plutôt elle fait la confusion  entre la tentation et le désir.  Il est pour cela  nécessaire de  redéfinir chacun de ces deux termes pour éviter l'amalgame.

On  peut  dire tout  simplement  que la tentation et  le désir sont des pensées et que l'on qualifie de tentation, celle qui ne va pas être suivie de sa réalisation. C'est une pensée qui apaise en partie notre aspiration à un état de mieux-être. Elle n'est pas suivie de l'action qui la réaliserait parce que le sujet sait plus ou moins consciemment qu'elle ne correspond pas à son intérêt et donc à ce qu'il veut réellement. Il sait, à tort ou à raison, que réaliser la tentation pourrait avoir de mauvaises conséquences pour lui.

Il est lié au terme de tentation cette notion de mal. Il faut bien sûr dédramatiser   et comprendre que ce qui est mal pour un sujet à un moment donné, peut se révéler bien pour le même sujet un peu plus tard et équivaloir alors à son désir. Le savoir sur les meilleures attitudes à adopter est en perpétuelle évolution, non seulement sur le plan théorique (à volonté généraliste), mais aussi au niveau individuel. Si l'idée qui vient à l'esprit est suivie de l'action, si le sujet agit pour que cette pensée se réalise, on peut dire alors que contrairement à la tentation, il désire, il veut ce qu'il a en tête (on peut différencier le verbe vouloir du verbe désirer en disant que vouloir exprime une détermination particulière).

Il découle de la confusion qui est faite entre la tentation et le désir une inévitable dramatisation qui va culpabiliser le sujet en lui donnant des intentions qui ne sont pas les siennes.
Ainsi lorsqu'il est évoqué, par exemple, le conflit qui peut exister entre un enfant et son père, la pensée contemporaine qualifie encore les idées meurtrières que peut avoir l'enfant comme relevant du désir de meurtre, alors qu'on ne peut dire qu'un être désire la mort d'un autre que s'il agit dans ce but. Sinon, on peut dire que dans un accès de colère, il a la tentation de le tuer ou qu'il souhaite que ce dernier meure. Le contenu du fantasme ne correspond pas au désir du sujet.

Autre  exemple  plus spectaculaire,  un  homme assoiffé  perdu au milieu du désert
ne désirera boire que s'il agit dans ce sens. Il marchera alors dans la direction où il lui semble possible de trouver un point d'eau. S'il ne le trouve pas et tombe harassé par la chaleur, il pourra avoir des visions d'oasis luxuriantes par exemple. Le contenu de ces évocations ne peut pas être qualifié comme équivalent au désir du sujet qui , dans notre exemple, a abandonné la recherche de l'eau. Ces visions ont pour fonction de résorber un peut la douleur liée à la déshydratation. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, on ne peut les qualifier que comme étant des tentations puisque les lois du désert sont devenues pour un temps celles du sujet. Il est soumis à un milieu où l'absence d'eau fait loi. On peut dire qu'il désire ne plus sentir la douleur de la soif et non qu'il désire boire.

Pour  résumer ces développements on peut dire que l'idée tentante apaise en partie le manque, même si le sujet peut être horrifié ou excité par le contenu de ses pensées et lutte contre ce phénomène. L'idée désirée est réalisée pour apaiser le sujet.

LES  CONSEQUENCES  AUTODESTRUCTRICES  DE  LA  PSYCHOLOGIE  DU  SIECLE  DERNIER

Il faut, pour  pouvoir proposer  une  alternative à l'esthétique de notre temps, comprendre ce sur quoi elle repose. La modification des postulats théoriques de la psychologie va nous le permettre de le comprendre. Elle va nous aider à saisir l'origine de la tendance de  la production picturale, par exemple, à présenter souvent des sujets évoquant la déliquescence.

Donner une signification sexuelle à ce que l'on désire a mis les artistes dans une impasse, où il leur est difficile de présenter autre chose que l'état de tension et de manque de la vie. En promouvant le plus banal ou ordinaire, le déchet et le chaos, ils symbolisent malgré eux les conséquences autodestructrices de cette culture qui ignore la notion de transcendance.

Dorénavant, ce que l'on appelle la névrose ne pourra plus être liée à une mauvaise répression (trop faible ou trop forte) d'une volonté contre nature, qui maintiendrait le sujet dans un état de souffrance. Le maintien dans une position peu épanouie est dû à une déficience culturelle. Il est dû à une mauvaise compréhension de la nature humaine qui compromet la maturation.

En se méprenant sur la nature de ce que l'on désire, la culture contemporaine a comme conséquence que le législateur familial ou communautaire est partiellement discrédité. Initialement idéalisé pour être perçu comme maîtrisant  en partie le manque, son statut peut alors changer et prendre un aspect répressif et partial. Les inévitables contraintes des lois qu'il promulgue sont moins bien acceptées. Il n'est plus vraiment porteur de perspectives de plaisir et d'avenir. Seul l'aspect contraignant demeure et peut générer un climat normal de révolte.

OU  L'ON  VA  DEVELOPPER  LES  CONSEQUENCES  ESTHETIQUES  DES  REAJUSTEMENTS  PRECEDENTS

On a localisé notre raison d'agir comme étant en dehors du manque sexuel, au-delà de  la vie et de sa  tension.  On  va comprendre  maintenant que la science en général et le savoir religieux en particulier fonctionnent pour ce but transcendant.

Pourquoi évoquer la religion ? Parce qu' un développement qui se veut avoir un rapport avec l'esthétique peut difficilement ignorer que ce que l'on dit beau est une symbolisation du bien, c'est à dire du bien-être. La religion, étymologiquement, signifie ce qui relie les humains, au-delà des intérêts de tel ou tel individu ou groupe. Elle est une tentative théorique pour mettre à jour les comportements et organisations psychiques qui permettent une cohésion sociale, pour un but commun de bien-être. L'étymologie du mot religion mérite peut-être que ce concept soit réhabilité et modernisé, afin de permettre une compréhension plus fine de l'historique religieux et une compréhension unificatrice des religions, ce qui relie.

La reformulation de ce que l'on désire nous permet d'identifier Dieu comme étant l'être idéal vers lequel nos valeurs tendent. Il motive ce que l'on fait et ce que l'on est, c'est pour cela qu'il est interprété comme à l'origine du monde. La réflexion et la science fonctionnent ainsi  pour cette quête de bien-être et s'avèrent donc être des particularités humaines. Cette constatation peut paraître stupide, elle est pourtant nécessaire pour pallier à une interprétation des religions (l'anthropomorphisme) qui parle encore du savoir de Dieu et non du savoir humain , qui existe pour Dieu et de par son existence.

Il  va  peut-être être constructif  de  comprendre que le savoir  des textes religieux est d'origine humaine. Il est la conséquence de l'existence de l'être surnaturel puisqu'au-delà de l'insuffisance, Dieu vers lequel on tend, mais il reste une oeuvre humaine. La science a pour fonction d'atténuer en partie nos faiblesses. Elle nous rend plus fort, elle renforce nos capacités d'adaptation. C'est pour cela qu'elle ne peut pas être une particularité de Dieu qui est la perfection. Il ne peut pas être soumis aux contraintes physiques, psychiques, à la douleur et à la mort. Cela serait contraire à ce qu'il représente. Il ne peut avoir à faire avec la réflexion, la parole ou l'action. Il est au-delà de la science et de la pensée. Il les provoque chez l'homme mais il ne peut pas être soumis aux règles dues au manque. En conséquence, il ne parle pas, ne pense pas, n'agit pas.

Si dans le domaine des sciences de la matière  il est une constatation banale de dire que le savoir est en perpétuelle évolution, il n'en est pas de même par contre pour ce qui concerne les sciences religieuses où le conservatisme le plus dur est souvent systématique. Il est facile pourtant de constater qu'il y a une évolution dans la relation de l'homme avec le divin. La preuve en est, par exemple, le fait que le polythéisme se soit effacé au profit du monothéisme. La science religieuse est, comme les autres sciences, amenée à se développer. Elle ne peut pas être définitive, ce qui ne veut pas dire bien sur que ses développements antérieurs soient faux. Ils sont simplement moins élaborés. Il n'y a pas de savoir ultime au-delà duquel on ne puisse aller.
La non reconsidération de ce qui fonde le spirituel est propice à des exploitations obscurantistes de la notion de surnaturel et donc à la superstition. En effet,  le mécanisme de la suggestion est dû à cette présence en nous d'une organisation psychique dont le but est surnaturel pour être hors de la douleur et de la tension. Celui qui dit posséder un pouvoir hors norme peut ainsi avoir, s'il s'adresse à un esprit influençable, un pouvoir d'emprise exceptionnel au dépens de la volonté du sujet qui va devenir la sienne. C'est le principe de l'hypnose et du placebo.

La reformulation de la nature de ce que l'on désire nous permet d'avoir une vision élargie sur la mise en place des valeurs dans l'histoire humaine. On peut évoquer un instant le passage du polythéisme au monothéisme et noter qu'un seul Dieu signifie la fin des pensées cloisonnées du polythéisme. Cela signifie une organisation des valeurs qui est forcément plus intelligente puisqu'elle s'intéresse aux comportements humains qui deviennent interdépendants et liés à une logique unificatrice et sociale.

Cette volonté est narrée dans la Bible qui élabore la Loi monothéiste. Elle est mise en place avec des introductions comme : Dieu dit ou Dieu fait.

Il peut   pourtant être fait un mauvais usage de la Loi s'il n'est pas mis en question et légiféré son appropriation par l'homme. Il semble manquer dans la création du monothéisme un développement suffisant sur la façon d'utiliser la Loi. Cette utilisation pour être humaine ne peut en effet qu'être imparfaite et partiale. Un homme, Jésus (Juif comme ses disciples transcripteurs de l' Evangile ) va rendre davantage responsable celui qui se l'approprie. Il humanise l'utilisation qui en est faite et il en développe les répercussions altruistes.
Pour ne pas avoir à renier l'esprit de la Loi, sa renonciation à la vie est inévitable pour la démonstration qu'il sert plus un intérêt général que son propre intérêt.
La croix deviendra pour cela un symbole par la suite. La parole de Jésus est retranscrite avec une mise en forme telle que : «  je vous le dis  »,  pour servir Dieu et par sa volonté. 

Plus tard, l'Islam représentera un développement géographique du monothéisme avec dans le Coran une énonciation telle que : Dis leur.

On comprend maintenant que Dieu est forcément au-delà du manque. Il est par là même en dehors de la réflexion et de l'action qui tendent à l'apaiser. Il n'envoie donc pas de messie et le savoir relatif au divin ne peut plus dorénavant être messianique. Ce savoir est un savoir humain, pour l'être idéal et de par son existence mais il ne peut plus y avoir de savoir de Dieu.

On  pourrait illustrer la science religieuse maintenant par une formule telle que : on dit pour Dieu.
 

DEVELOPPEMENTS  DU  MONOTHEISME

 

Naissance de la Loi :   Dieu dit
(la Bible)
Légifération sur son utilisation : «  je vous le dis »
pour Dieu
( l' Evangile)
Compréhension de la Loi comme
une oeuvre humaine
: On dit pour Dieu
(reformulation de la
nature du désir)

 

 

On  pourrait  compléter ce développement  en suggérant que si Dieu pour ne pas être humain ne parle pas, il ne peut pas aussi être dessiné, peint, représenté. Cela n'est pas interdit, il n'y a pas à interdire ce qui est impossible. Il est impossible de représenter un être non organique, non issu d'une filiation, non soumis aux mécanismes de la vie et à ses contraintes.

Cela n'est pas défendu de le dessiner, c'est techniquement impossible à la différence des prophètes qui, pour être humains et donc organiques et imparfaits peuvent par conséquent être dessinés et caricaturés. Prétendre le contraire c'est assimiler un homme à Dieu, c'est pratiquer l'idolâtrie qui est bien évidemment dénoncée dans tous les textes religieux de référence. 

ILLUSTRATION  PICTURALE  DES  DEVELOPPEMENTS  PRECEDENTS

Il  est  temps  maintenant  de faire le lien entre la reformulation  théorique et  les 
images présentées. Ces tableaux sont conçus pour pouvoir être déclinés en grand nombre. En effet la variété des encadrements en noir qui bordent le tableau ( début du travail avec les haies / texte de 1997 ) est importante et avec les six couleurs de fond et l'encoche réelle ou en "trompe-l'oeil " cela permet une combinaison importante de possibilité à partir d'un même sujet.

Chaque illustration est marquée par une encoche ou par sa transcription peinte. L'encoche n'a rien à voir avec le fait de détériorer l'image. Elle symbolise l'inaccessibilité de la satisfaction totale de notre raison d'agir qui ne peut être jointe que de façon limitée. Sa satisfaction complète ne relève pas de l'humain qui est toujours fait de tensions. Elle ne peut pas être représentée, matérialisée et la soustraction dans le tableau symbolise cette non-représentativité. C'est la place de Dieu, le sens transcendant, l'être idéal. Il est un espace nécessaire de soustraction à la vie vers lequel on tend.

 

version "a".

version "b".

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